
Monnaie complémentaire de bien commun
L'homme en devenir
Auteur(s) : Philippe DERUDDER
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Détail par thème
Score sur 100 pour chaque axe d'analyse
| Thème | € Éco | 🌿 Écolo | 👥 Social |
|---|---|---|---|
| 0Généralités | 45.8 | 58.3 | 50.0 |
| 1Législateur | 41.4 | 65.1 | 63.5 |
| 2Institution monétaire | 34.2 | 63.6 | 54.9 |
| 3Règles émission / rémission | 30.3 | 48.2 | 43.5 |
| 4Règles d'utilisation | 41.0 | 39.4 | 74.5 |
| 5Monnayage | 60.1 | 33.3 | 58.6 |
| 6Fonctionnement | 41.2 | 56.6 | 55.8 |
| 7Conséquences attendues / observées | 53.3 | 41.7 | 66.7 |
Présentation
Philippe Derudder est un ancien chef d’entreprise . « Interpellé » par les contradictions du système, il quitte volontairement le monde des affaires en 1992 poussé par le refus de continuer à apporter sa contribution à un système auquel il ne croit plus et par le besoin de mettre sa vie en cohérence. Il se consacre depuis à la recherche de solutions économiques et financières alternatives, ainsi qu’à l’évolution de conscience qui doit les inspirer. Il réside au Québec depuis 2004. Il travaille à l’adoption de monnaies « yin » dédiées au Bien commun pour équilibrer le système reposant uniquement sur des monnaies « Yang » (productions marchandes). Ainsi a-t-il co-initié le mouvement des monnaies locales complémentaires citoyennes en France, mouvement très vivant et en expansion en Europe, mais avec moins de succès au Québec où elles ne reçoivent pas le même intérêt. Cette expérience citoyenne est la première étape devant conduire dans un second temps à des monnaies complémentaires provinciales / nationales dédiées au Bien commun pour rendre celui-ci indépendant de la redistribution fiscale et de l’influence des lobbys industriels et financiers.
Résumé
Il s’agit de réconcilier l’intérêt particulier et l’intérêt collectif, actuellement en opposition et d’inspirer l’économie productive au lieu d’y être conditionnés. Le système monétaire actuel ne sert que l’intérêt particulier car il ne peut créer la monnaie que pour une clientèle solvable et des activités rentables financièrement. L’intérêt collectif est financé par la fiscalité et l’emprunt ce qui le rend dépendant et sous influence de l’économie marchande. Il s’agit de rendre à l’humanité sa capacité à passer d’un mode de vie régulé par l’accès à une monnaie rendue sélective par son adossement à une dette à un mode de vie régulé par ce que la planète peut offrir sans en souffrir. Le but est d’assurer une suffisance digne aux milliards de terriens tout en rendant globalement compatibles leurs productions et consommations avec ce dont la planète a elle-même besoin pour exprimer le Vivant.
Synopsys
Le système monétaire actuel ne sert que l’intérêt particulier car il ne peut créer la monnaie que pour une clientèle solvable et des activités rentables financièrement. L’intérêt collectif est financé par la fiscalité et l’emprunt ce qui le rend dépendant et sous influence de l’économie marchande. Nous proposons de sortir de la logique de redistribution et d'entrer dans celle de la création. Cela revient à autonomiser l’espace économique à finalité de Bien Commun, maintenant reconnu comme richesse prioritaire pour assurer un avenir à l’espèce humaine. Il est complémentaire au système marchand et non dépendant de lui. Il regroupe les activités qui par nature n’ont pas une finalité de profit financier, mais celle de bénéfice sociétal telles que la santé, l'éducation, la recherche fondamentale, la justice, l'eau, la transition écologique… Il est régi par un statut juridique spécifique. Il n'obéit pas à une finalité de profit financier ou d’équilibre comptable mais à celle que nous appellerons ici le bénéfice éco-social (l'atteinte des objectifs éco-sociaux visés). Son financement est assuré ni par l'impôt, ni par l'emprunt, mais par l'utilisation d'une monnaie de Bien commun complémentaire à la devise nationale, créée sans dette par un organisme public sous mandat et contrôle citoyen, en contrepartie de projets validés par votations à la suite de débats tenus au niveau local, régional ou national au sein d’assemblées délibératives constituées de citoyens tirés au sort. Elle est fléchée vers une consommation « responsable » socialement et écologiquement
